vendredi 23 octobre 2026

Ce que je n'achèterai jamais...

L'idée de cette publication m'est venue grâce à un influenceur qui décrivait dix vêtements qu'il n'achèterait jamais, le tout avec beaucoup d'humour. A titre d'exemple, il n'investirait pas dans un nœud papillon en bois (si, si ça existe) car il n'envisage pas de séduire un séquoia... S'il a ensuite pointé du doigt les croc's, il s'est pris une volée de bois vert de la part de maniaques qui défendaient l'aspect hygiénique même si ce n'était absolument pas le sujet, l'esthétique étant son seul critère d'appréciation. Bref, de mon côté, j'ai pensé adapter la question à la cuisine tout en sachant que certains produits risqueront de provoquer des réactions épidermiques : inutile de se braquer, chacun fait comme il l'entend et fort heureusement. L'objectif n'est  pas de convaincre qui que ce soit mais simplement de connaître ce qui à votre tour vous rebute dans la grande distribution ou ailleurs (excepté ce genre de billet, of course ☺️).

Purée mousline : c'est le  pompon, rien que l'odeur me lève le cœur ! Arrivée en Sixième, j'ai découvert cette mixture en même temps que la cantine. J'ai failli être collée la première semaine car j'avais entièrement laissé mon assiette pleine. Finalement, sans y avoir jamais goûté, je sais que ça ne passerait pas car j'ai hérité non pas d'un nez mais d'un détecteur comme dirait Cher & Tendre. Une vraie purée, c'est pourtant divin !

Bouillon cube :  je les repère à mille lieues à cause d'une épice, je ne saurais dire laquelle qui ne me plaît pas du tout. Congeler un bouillon bien réduit dans des empreintes, c'est tellement pratique. 

Soupe en brick : j'entends souvent : "Ça dépanne". Inutile d'être en panne, mieux vaut prévoir grand et congeler 😉. Honnêtement, rien de plus facile, rapide et économique que de préparer une grosse marmite de soupe. Et c'est bien meilleur, naturellement.

Carottes râpées en barquette : je ne comprends pas pourquoi on y ajoute un épaississant qui donne une texture gluante sans compter qu'elles sont râpées grossièrement alors que je les apprécie fines comme des cheveux d'ange.

Air fryer : toute ma vie, j'ai fait du "batch cooking" sans le savoir. Étudiante, j'avais déjà un congélateur empli de soupe, fines herbes, pâte brisée et autres légumes que je préparais au retour du marché. 

Que l'on soit seul ou à deux, c'est plus rentable d'éplucher,  cuisiner puis cuire de grandes quantités avant de les répartir dans divers contenants afin d'avoir de la réserve. Je ne vois donc pas l'intérêt de cet appareil qui encombre le plan de travail tout en ayant une capacité moindre et qui dessèche les aliments. D'autant que cuire dans du plastique, cela ne doit pas être terrible pour la santé. Dans les années 2000, on notait un engouement identique pour la machine à pain et gare à celui qui émettait des doutes sur la qualité de la mie. Aujourd'hui qui les utilise encore ? Refermons la parenthèse. 


Thermomix : si je dois suivre un programme, j'arrête tout, je n'ai plus envie de m'y mettre. J'aime cuisiner, fatiguée ou pas, j'ai toujours suffisamment d'énergie pour préparer un petit plat. Cuisiner me détend, tout comme le tricot d'ailleurs ... 

Pour la seule fois de l'année où j'ai besoin de quelque chose qui chauffe et tourne en même temps afin de cuire la pâte de coing, je suis enchantée par mes trois sauciers vintage à 2 euros pièce 😅.


En revanche, jamais je ne me séparerai de mon KitchenAid ni de mon Robot Coupe. 

Pâte brisée industrielle : autant la pâte feuilletée est longue à préparer et demande du doigté mais lorsqu'on m'oppose le manque de temps pour la pâte brisée, ça me fait plutôt sourire. Combien d'heures passons-nous devant les écrans ? La pâte brisée, c'est 10 minutes, vaisselle comprise, sans compter la saveur inégalable ni le coût de revient intéressant. J'en prépare toujours avec 500 g de farine et 250 g de beurre, de quoi faire 3 belles tartes. Lorsque les enfants étaient petits, je fonçais 3 moules de taille légèrement différente afin de les empiler au congélateur avec juste un film pour les séparer, il n'y avait ensuite plus qu'à garnir.

Pain de mie en sachet ou autres buns : ces trucs tout mous et collants en bouche : peux pas. Le pire, c'est lorsqu' on ôte la croûte pour que ce soit encore plus mou, j'imagine ?

J'aime la boulange, pétrir, sentir l'odeur de la pâte levée, la voir pousser alors pour moi, ce serait une punition d'acheter ces produits. En classe de Seconde, mon fils préparait lui-même ses buns, c'est donc à la portée du plus grand nombre. Pour conclure, l'une de mes sœurs a eu des problèmes d'estomac à force d'avaler des toasts industriels au petit déjeuner. 

Haricots verts en conserve : c'est le jour et la nuit avec les frais. Je ne suis pas contre les légumes surgelés en revanche qui offrent un peu de variété en hiver, tout comme les épinards en branche.

Betteraves sous vide : il ne faut pas s'étonner que tant de personnes n'apprécient pas ce légume, c'est à vous en dégoûter à tout jamais. Cuisson rapide à la cocotte minute mais c'est encore meilleur au four et pour rentabiliser, on peut enfourner en même temps : pommes de terres, patates douces voire des fruits. On ne  jette pas les fanes qui s'accommodent cuites en gratin ou en salade.

Mayonnaise en tube : en deux secondes une mayo est montée au citron pour du poisson, au vinaigre pour de la viande et de surcroît, cela permet de récupérer un blanc que je réserve au congélateur pour mes futures meringues : cela n'a pas de prix !

Crème Chantilly en bombe : une Chantilly sans sucre vanillé ne peut me séduire en aucun cas. J'ai appris à la monter quand j'étais au collège grâce aux conseils précis de Michel Guérard. Inratable.

Danette : je ne vais pas dénigrer pour dénigrer, je suis tout à fait capable d'en prendre à la cantine et d'apprécier. Simplement, on peut les faire à la maison pour 10 fois moins cher sans le côté visqueux. 

Glace à la vanille en bac : sans parler de la saveur qui est juste incomparable, la préparation ne demande que 3 jaunes et il me faut autant de blancs pour fabriquer les macarons. C'est donc un tandem intéressant en pâtisserie. 

A votre tour, dites-moi ce qui est inconcevable d'acheter pour vous, cela m'intéresse ! 

mercredi 21 octobre 2026

Raviolis de Capri

Pour réaliser des raviolis ronds comme dans la recette traditionnelle, on utilise un emporte-pièce et chaque ravioli est détaillé un à un : c'est très long et pas mal de chutes de pâtes sont à déplorer. Alors, on peut évidemment faire cuire ces chutes et les incorporer dans un gratin. Moi, je préfère passer la roulette, ce qui fait que mes raviolis deviennent carrés, mais ils sont  plus vite prêts. L'autre transgression concerne cette fois la ricotta que j'ai remplacée par de la feta. En effet, j'apprécie mille fois plus cette dernière. Peut-on encore nommer cette recette "alla caprese" ? J'en doute sérieusement mais je précise que c'est absolument délicieux grâce au mode de cuisson, les raviolis n'étant plus cuits à l'eau mais comme un risotto : ils conservent toute leur saveur. 


Pour 18 très gros raviolis
Pâte 
250 g de farine
2 œufs 
30 g de concentré de tomate
Semoule fine
Garniture
150 g de feta 
375 g de mozzarella
35 g de parmesan
Basilic frais
Sel, poivre
Sauce
300 g de tomates cerise 
2 belles gousses d'ail
Basilic frais
Sel, poivre



Egoutter la mozzarella pour qu'elle perde son sérum : la disposer dans une passoire et la saler légèrement : prévoir une heure au minimum. Pendant ce temps, préparer la pâte en mélangeant à la feuille du robot la farine, les œufs et le concentré. Pétrir pendant 10 min, filmer et laisser reposer 1 heure. Mélanger les ingrédients de la garniture : feta et mozzarella écrasées, parmesan fraîchement râpé et basilic déchiré, le tout bien poivré et légèrement salé.


Sur le plan de travail poudré de semoule, étaler le plus finement possible la moitié de la pâte en un rectangle et répartir 18 noix de farce. Humecter la pâte à l'aide d'un pinceau et poser par-dessus le second rectangle de pâte. 


Exercer une pression avec le côté de la main pour souder. Découper les raviolis avec une roulette dentelée. 


Poêler les raviolis dans l'huile chaude avec les tomates cerise coupées en deux et deux gousses d'ail pelées. 


Lorsque les raviolis sont bien dorés d'un côté, mouiller avec un tiers du bouillon et du basilic déchiré. Le bouillon étant réduit, ajouter le reste de bouillon petit à petit. Secouer vigoureusement la poêle pour favoriser l'onctuosité de la sauce. Répartir 3 raviolis dans chaque assiette et parsemer de parmesan fraîchement râpé : avec cette quantité, on régale 6 personnes. 


Restons à Capri et après un verre sur la fameuse piazza Umberto I,

nous nous sommes baladés dans le parc Astarita qui offre des points de vue époustouflants sur les falaises

jusqu'à la villa Jovis, la plus grande des 12 résidences de l'empereur Tibère sur le mont du même nom.

Seul endroit de l'île où l'on peut voir la mer à 360°

et notamment les golfes de Naples et de Salerne. 

Ci-dessous, les véritables ravioli caprese.

lundi 19 octobre 2026

Aubergines à la feta, grenade et menthe

J'ai associé les dernières aubergines de la saison à une salade de concombre aux pois chiches. 


Ingrédients
3 aubergines 
100 g de feta 
1 grenade 
Huile d'olive
Feuilles de menthe fraîche
Sel, poivre 

Quadriller la chair des aubergines coupées en deux et les disposer sur une lèchefrite, côté chair. Arroser d'un trait d'huile et d'une pincée de sel. Enfourner à 200° pendant 20 bonnes minutes. 

Retirer les aubergines du four, les laisser tiédir puis parsemer de feta émiettée, graines de grenade et feuilles de menthe. Assaisonner.

dimanche 18 octobre 2026

Poires Almina (poires à la crème anglaise)

Une fois de plus, je remonte cette recette incontournable en automne. Ne me demandez pas pourquoi cette recette de Pellaprat est appelée "Almina", je l'ignore. Peut-être à cause du zeste d'orange, la péninsule d'Almina marquant l'entrée du détroit de Gibraltar ...

Délicieux souvenir d'enfance que maman réalisait lorsqu'elle recevait, tout en réinterprétant la recette initiale à sa manière.  Comme à la maison, j'utilise la récolte du jardin en saison ou sinon en conserves maison au sirop léger, mais dans tous les cas, jamais de conserves industrielles car les poires doivent être bien fondantes et parfumés. Je laisse  les fruits entiers pour que ce soit plus présentable. 


Ingrédients 
10/12 poires mûres
6 jaunes d’œuf
120 + 50 g de sucre vanillé
1/2 gousse de vanille
50 cl de lait
1 cs de crème fraîche épaisse 
1 cc de fécule
1 zeste d’orange râpé ou 15 g d'écorces d'orange confite
Amandes effilées


Les poires : Dans une casserole, verser 50 g de sucre vanillé et 50 cl d’eau. Porter à ébullition, baisser le feu et pocher à feu doux, les poires pelées pendant 30 min à partir de la reprise du frémissement. Laisser refroidir dans le sirop.


La crème anglaise : Dans une jatte, mélanger au fouet les jaunes avec 120 g de sucre jusqu’à ce que ce mélange blanchisse. Incorporer ensuite la fécule. Faire bouillir le lait dans une petite casserole avec la vanille fendue, ajouter le zeste ou l'écorce confite détaillée très finement puis laisser infuser 5 min. Gratter la vanille et verser petit à petit le lait parfumé sur l’appareil aux œufs, sans cesser de remuer. Remettre la crème dans la casserole. Laisser légèrement épaissir à feu très doux en remuant avec une spatule en bois, sans dépasser 84°. Au-delà, la crème tourne. Rafraîchir en plongeant la casserole dans l’eau froide puis enrichir de crème fraîche.


Montage : Egoutter les poires, les déposer dans un compotier et les recouvrir de crème anglaise. Décorer avec quelques amandes effilées dorées à sec à la poêle. Réserver au frais jusqu'au service. 


samedi 17 octobre 2026

Daurade au four à la sauge

J'ai servi ces daurades avec un gratin de pommes de terre et de courgettes, les dernières du potager ... Une éternité que je n'avais pas proposé ce poisson qui est pourtant si délicat !


Ingrédients
2 daurades de 600 g
1 bel oignon rouge 
12 feuilles de sauge 
1 citron 
Huile d'olive 
Sel, poivre


Préchauffer le four à 180°. Inciser les flancs des daurades et y glisser des demi rondelles de citron. Assaisonner l'intérieur avec sel, poivre, un quartier de citron et deux feuilles de sauge.  Répartir l'oignon émincé dans le fond d'un plat à gratin. Disposer les poissons ainsi que les feuilles restantes puis enfourner pour 30 min.

jeudi 15 octobre 2026

Poitrine de porc caramélisée

Le retour de l'automne s'accompagne de celui des plats canaille et du cochon en particulier pour des moments réconfortants ...

Ingrédients
1,2 kg de poitrine de porc fraîche
1 bouquet garni
1 branche de céleri
1 oignon piqué de 2 clous de girofle
2 gousses d'ail
Grains de poivre
Sel de Guérande


Entailler la couenne et piquer la chair avec les gousses d'ail coupées en deux. Cuire ensuite la poitrine dans un bouillon composé du bouquet garni, d'un oignon piqué des clous de girofle, de céleri détaillé. Assaisonner de sel et poivre. 


Cuire à petit feu pendant deux bonnes heures et laisser reposer toute une nuit dans la marmite. Le lendemain, égoutter la poitrine en récupérant le bouillon que l'on filtre puis faire dorer la viande au four, à 150° pendant encore 2 heures avec un peu de bouillon au fond du plat. On en profite pour cuire en même temps mais à part, toutes sortes de légumes afin de rentabiliser l'utilisation du four. De même que pour le "pot-au-feu", on peut ajouter dans la marmite, une poule, un rôti de porc, une langue, un jarret etc ...


Réserver au frais le bouillon filtré pour le dégraisser avant de le faire réduire. 


On obtient un bouillon de cochon parfumé que l'on verse dans des empreintes avant de les congeler afin d'avoir toujours en réserve du bouillon prêt à l'emploi.

mardi 13 octobre 2026

Gratin de pommes de terre au maroilles

Un gratin de pommes de terre au fromage que j'ai accompagné d'une salade de concombre pour un déjeuner tout simple.

Ingrédients
1 kg de pommes de terre
3 oignons
200 g de Maroilles
Huile d'olive 
Sel, poivre


Dans une marmite emplie d'eau froide, cuire les  pommes de terre en robe des champs, une vingtaine de minutes. Pendant ce temps, faire revenir les oignons émincés dans un filet d'huile chaude pour qu'ils soient bien dorés. Détailler les pommes de terre épluchées en rondelles et les ranger dans un plat à gratin. Ajouter les oignons, répartir le Maroilles coupé en tranches et enfourner pour 30 min à 180°. Servir avec une salade de concombre.